La Métamorphose – Franz Kafka (1915).

métamorphoseC’est décidé, ce weekend, je m’attaque à un monument de la littérature. Un tout petit monument (partiels obligent !), tout fin, moins de cent pages…et pourtant, quelle force, quelle intensité ! La Métamorphose de Kafka, m’a tout simplement fascinée.  Retour sur cette expérience de lecture pour le moins dérangeante… Gregor Samsa, comme tous les matins, se réveille pour aller prendre son train avant 7h. Il ira travailler et rentrera chez lui fatigué, dans son petit appartement, mais fier d’avoir accompli sa tâche. Car oui, c’est bien lui la réussite de cette famille morose, qui ramène l’argent et assure une vie confortable à sa sœur et ses parents. Problème : aujourd’hui, il se réveille transformé en un insecte repoussant.

« En se réveillant un matin, après des rêves agités, Gregor Samsa se retrouva, dans son lit, métamorphosé en un monstrueux insecte »

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December, c’est l’heure.

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Décembre est là et il en devient très difficile de se lever le matin. À peine sorti dehors, vous tremblez déjà de froid et vous maudissez l’hiver. La liste de taches à faire avant Noël devient anormalement longue et vous vous efforcez de ne pas penser à vos examens de fin d’année. Votre seule réconciliation est la chaleur de vos enceintes, oh qu’il est bon d’écouter ses disques en Décembre. Branchez votre ampli, servez vous une bonne tasse de vin chaud et installez vous confortablement dans votre canapé. La séance est ouverte.

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Bonjour Tristesse – Françoise Sagan (1954)

« Adieu tristesse, Bonjour tristesse, Tu es inscrite dans les lignes du plafond, Tu es inscrite dans les yeux que j’aime » Paul Eluard (La Vie immédiate, 1932). C’est de ces vers que provient le titre du premier roman de Françoise Sagan. 19 ans et elle commence déjà à narguer les grands, publiant un livre mature, audacieux et moderne. D’ailleurs, Sagan n’est pas son vrai nom, ce pseudonyme est emprunté à un autre de nos grands noms français : Proust, et de son personnage Hélie de Talleyrand Périgord, prince de Sagan tiré de A la Recherche du Temps Perdu. C’est son père qui la pousse à changer de nom, bourgeois, il tient à sa réputation et ne veut pas que son beau nom Quoirez ne soit apposé sur la couverture d’un livre prônant la liberté sexuelle et la dépravation chez les mineurs. En effet, voyez-vous, à cette grande époque, on faisait encore attention à son image et on ne prônait pas autant la débauche qu’aujourd’hui, ou du moins, moins ouvertement.

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Eden – Mia Hansen-Løve (2014)

EdenLa réalisatrice Mia Hansen-Løve s’est inspirée de la vie de son frère Sven Løve, DJ garage dans les années 1990-2000, pour réaliser le long métrage Eden. Ce film (qui n’est un documentaire ni sur la french touch ni sur les Daft Punk comme on a pu l’entendre) nous livre dix ans de la vie de Paul (joué par Félix de Givry), jeune passionné de garage qui crée avec son pote Stan le groupe Cheers, DJ et organisateurs de soirées house.

Deux parties se dessinent alors : le début et l’ascension, puis la chute.

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Dans la maison – François Ozon (2012)

Dans la maison – François Ozon (2012)

ImageJ’avais vu la bande annonce de ce film quand il était sorti mais je l’avais raté. Alors quand on m’a dit qu’il repassait dans le cadre du festival Télérama, j’ai harcelé ma copine pour qu’elle vienne le voir avec moi (oui, elle y était déjà allée le soir d’avant mais bon, le cinéma tout seul… (oui, je le reconnais, c’est une brave demoiselle)). Lire la suite

Alabama Monroe – Felix Von Groeningen (2013)

Alabama Monroe – Felix Von Groeningen (2013)

ALABAMA+MONROEHistoire assez peu originale à première vue : Elise et Didier, tatoueuse et chanteur d’un groupe de Bluegrass, ont une fille Maybelle qui a un cancer. Plus original : ce couple vit dans un ranch comme de vrais cow-boys et passe son temps à chanter de la Bluegrass… tout cela en Belgique (ce qui nous amène à nous poser la question suivante tout à fait irrésolvable : pourquoi la Belgique ?)

Il paraît se dessiner deux films : celui, d’une tristesse infinie qui en deviendrait presque mégalo, de l’histoire de Maybelle et parallèlement, là où les amoureux comme les amateurs de country seront servis, cette histoire du groupe de Bluegrass ainsi que celle d’Elise & Didier. Bien entendu, ces deux histoires se mêlent, on assiste à des flash-backs assez intelligemment faits qui permettent par moment de redonner un peu de vivacité au film (et qui permet aussi de rappeler que oui, ce couple a déjà été heureux dans leur vie, fait qui n’est pas toujours évident lorsque l’on assiste à un véritable amas de malheurs qui s’abat sur eux). Lire la suite