L’Attrape-coeurs – Jerome David Salinger (1951)

catcherintheryeUn autre poids lourd de la littérature américaine. Le roman a fait beaucoup parlé  (et pas forcément qu’en bien) de lui à sa sortie, en raison principalement de certains thèmes qui y sont abordés, mais bon, aujourd’hui il est enseigné dans beaucoup d’écoles anglo-saxonnes, comme quoi, on ne peut jamais prédire l’avenir… Par ailleurs, il s’en vendrait près de 250 000 exemplaires tous les ans, ce qui me semble être un argument de taille pour justifier son succès (certes, les livres qui se vendent le mieux ne sont pas forcément les meilleurs mais des fois…). Lire la suite

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La Métamorphose – Franz Kafka (1915).

métamorphoseC’est décidé, ce weekend, je m’attaque à un monument de la littérature. Un tout petit monument (partiels obligent !), tout fin, moins de cent pages…et pourtant, quelle force, quelle intensité ! La Métamorphose de Kafka, m’a tout simplement fascinée.  Retour sur cette expérience de lecture pour le moins dérangeante… Gregor Samsa, comme tous les matins, se réveille pour aller prendre son train avant 7h. Il ira travailler et rentrera chez lui fatigué, dans son petit appartement, mais fier d’avoir accompli sa tâche. Car oui, c’est bien lui la réussite de cette famille morose, qui ramène l’argent et assure une vie confortable à sa sœur et ses parents. Problème : aujourd’hui, il se réveille transformé en un insecte repoussant.

« En se réveillant un matin, après des rêves agités, Gregor Samsa se retrouva, dans son lit, métamorphosé en un monstrueux insecte »

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Bonjour Tristesse – Françoise Sagan (1954)

« Adieu tristesse, Bonjour tristesse, Tu es inscrite dans les lignes du plafond, Tu es inscrite dans les yeux que j’aime » Paul Eluard (La Vie immédiate, 1932). C’est de ces vers que provient le titre du premier roman de Françoise Sagan. 19 ans et elle commence déjà à narguer les grands, publiant un livre mature, audacieux et moderne. D’ailleurs, Sagan n’est pas son vrai nom, ce pseudonyme est emprunté à un autre de nos grands noms français : Proust, et de son personnage Hélie de Talleyrand Périgord, prince de Sagan tiré de A la Recherche du Temps Perdu. C’est son père qui la pousse à changer de nom, bourgeois, il tient à sa réputation et ne veut pas que son beau nom Quoirez ne soit apposé sur la couverture d’un livre prônant la liberté sexuelle et la dépravation chez les mineurs. En effet, voyez-vous, à cette grande époque, on faisait encore attention à son image et on ne prônait pas autant la débauche qu’aujourd’hui, ou du moins, moins ouvertement.

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L’écume des jours – Boris Vian (1947)

L’écume des jours – Boris Vian (1947)

L'écume des jours (livre)

Un grand classique de la littérature française, que beaucoup auront déjà lu, et vos parents avant vous sûrement. Quand on en parle, c’est catégorique : les gens adorent ou détestent. J’espère que votre prof de français ne vous a pas forcé à le lire au collège, vous braquant ainsi contre l’auteur car ce serait dommage. Boris, c’est un mec multifonctions, un peu le couteau suisse à la française : allez que je t’écris des trucs sniffés comme L’écume des Jours, allez que je publie des romans hardcores contre le racisme sous le pseudonyme de Vernon Sullivans (Les morts ont tous la même peau, J’irai cracher sur vos tombes), allez que je joue de la trompette…

Mais reprenons sur notre bouquin. Quand je l’ai lu pour la première fois, je me rappelle avoir collé à peu près toutes les deux pages devant l’univers loufoque qui est mis en place (un pianococktail – sérieux ?!). Le livre est déjanté, c’est le cas de le dire… tout en relevant terriblement du génie. Lire la suite

La Musique du Hasard – Paul Auster (1991)

 

9782253138327Il y a clairement deux parties distinctes dans ce livre. La première, la plus courte, c’est un road-movie (oui, apparemment ce terme s’utilise aussi pour les livres) qui nous emmène sur les traces de Jim Nashe (non vraiment, pas trop américain le nom), ex pompier de Boston et de sa voiture. La deuxième partie découle de la rencontre de Jim avec Jack Pozzi, joueur de poker, Jackpot pour les intimes. Cette deuxième partie, c’est tout sauf un road-movie, la preuve en est qu’elle tourne entièrement autour d’un mur et de pierres provenant d’un vieux château européen, si ça c’est pas aux antipodes des grandes routes américaines… Lire la suite

Gatsby le Magnifique – Francis Scott Fitzgerald (1925)

the Great GatsbyÇa faisait un moment que je me disais qu’il faudrait quand même que je lise au moins un livre de F. Scott Fitzgerald. Il faut dire que c’est quand même un poids lourd de la littérature américaine, souvent considéré comme le chef de file de la génération perdue, mouvement littéraire américain de l’entre-deux guerre qui comprend entre autres comme membres John Steinbeck et Hemingway. Bref, pour choisir le livre, ça n’a pas été très compliqué, c’est celui dont j’avais le plus entendu parler. Et bien je n’ai pas été déçu !  Le court roman est publié en 1925 et, s’il est globalement apprécié des critiques, il ne se vend étrangement pas très bien.

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