Subway – Luc Besson (1984)

441036 Retour dans les années 80 aujourd’hui avec Subway, l’un des premiers films de Luc Besson. C’est l’histoire d’un bandit, Fred, qui se cache dans le métro après avoir volé des papiers dans une soirée privée et s’être fait coursé. Il rencontre alors des mecs plus ou moins sortis des fin-fonds du souterrain, dans lesquels il restera finalement pour y vivre.

Si l’histoire du film est originale, l’entrain du film reste dans son atmosphère. Dès les premières scènes, on est direct dans l’ambiance eighties : une course poursuite sur une musique très rock sur laquelle le bad boy blond joué par Christophe Lambert chante à tue-tête. Cette musique composée par Eric Serra (compositeur attitré de la musique des films de Luc Besson) ne pouvait probablement pas être plus juste : des guitares et batteries rythmées avec sax et trompettes entrainantes pour un petit son groovy. En plus d’être un film délicieusement vintage, il est assez comique. Déjà parce que même s’il a assez bien vieillit, il est très kitsch, et parfait dans cette ambiance eighties : tailleurs de femmes à larges épaules, crêtes de punk teintées en violet… Tout y est sans trop en faire.

Mais surtout, le plus juste dans cette comédie est sûrement la singularité de chaque personnage. On a d’abord Fred le malicieux (Christophe Lambert), avec une tête à la Ewan McGregor dans Trainspotting. Malicieux par son regard et son petit sourire en coin, une sorte de bad boy à la française assez attirant. Il faut le dire, il est parfait dans ce rôle, il n’est donc pas étonnant que Christophe Lambert ait reçu le césar du meilleur acteur. On trouve ensuite Helena (Isabelle Adjani), un canon façon années 80, femme assez froide au début qui se dévoile au fur et à mesure de sa relation avec Fred pour finir en personnage un peu badass, ou en tout cas de plus en plus « punk ». Et enfin, Michel Galabru qui joue le commissaire Gesberg, surement l’un des personnages les plus comiques : un inspecteur bedonnant d’un sarcasme hilarant.

Mais surtout, n’oublions pas toute la panoplie de seconds rôles incroyables : « The Roller Man » (Jean-Hugues Agnlade), un foulard autour de la tête un peu dégueu et des patins de pacotille, fusant dans tous les arrêts de métro ; Le fleuriste (Richard Bohringer), probablement le personnage le plus absurde du film, qui ne demande rien à personne mais qui est toujours là ; Le batteur (Jean Reno), mec sans nom, sans voix, mais toujours présent avec ses baguettes de batterie à taper le rythme dans tous les recoins du métro. Et tous ces personnages nous emmènent avec eux dans les souterrains et on s’y sent comme à la maison. Qui aurait cru qu’il était possible d’avoir le sentiment de s’être fait des potes venus des années 80 ?

E.

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