L’écume des jours – Michel Gondry (2013) – D’après le roman de Boris Vian (1947)

L’écume des jours – Michel Gondry (2013) – D’après le roman de Boris Vian (1947)

 Affiche EDJ

Quand on voit à l’affiche l’adaptation d’un roman aussi culte que L’Écume des jours, on a toujours un petit noeud dans le ventre. Normal, après tout, d’avoir peur de voir la vision qu’on a du livre violée et perdu à jamais. On a aussi peur de voir le livre massacré (comme ce fut le cas d’Eragon en 2006). Pour L’Écume des jours, la bande annonce était déjà rassurante et m’a vraiment incité à vouloir aller plus loin avec cette petite nouveauté, qui se présentait plutôt bien au final. Et bordel, j’ai pas été déçu.

C’est vrai que pourtant ça sentait le plan casse gueule, un livre adoré par le public, avec une ambiance plutôt particulière, c’est un lourd défi que Michel Gondry a choisit de relever. Mais, Oh surprise ! Dès le début du film, l’atmosphère du roman est vraiment vraiment bien retransmise. La manière de filmer est plus qu’habile et les décors sont exquis, si bien que j’ai vraiment eu l’impression de me retrouver plongé dans le bouquin. Monsieur Gondry se montre très respectueux de l’oeuvre originale de Vian et aborde parfaitement son univers avec un tact déjanté qui frôlerai presque le génie. Si bien qu’aux premières notes de Duke Ellington, on comprend qu’on va passer un bon moment.

Au début, j’avais peur que la surcharge des effets spéciaux, plans rapides etc… donnent mal à la tête et fatigue, car un film sous speed comme le début de celui là pendant 2h, ça fait un peu flipper quand même. Mais c’était sans compter le fait que l’histoire devienne de plus en plus sombre et qu’avec ça, le réalisateur se calmerait un peu. Au final, la fin se finit lentement et en noir et blanc. J’ai particulièrement aimé les couleurs qui s’estompent avec l’approche du grand final, un moyen habile de renforcer encore plus le contraste entre début et fin, ou le tout-va-bien et tout-va-mal.

Sinon, au niveau des acteurs… Bah déjà le casting, Romain Duris joue Colin, Gad Elmaleh Chik, Audrey Tautou Chloé, Omar Sy Nicholas, et bien d’autres grands noms du cinéma français pointent le bout de leur nez. Là aussi, ils ne nous déçoivent pas, c’est du lourd. Et je pèse mes mots.

Je terminerai juste avec une petite impression de longueur sur le dernier quart d’heure, mais bon, si c’est pour que le roman soit aussi bien adapté, c’est tout a fait compréhensible et plus que supportable. Vous aurez sûrement compris (ou alors, sans vous offenser, vous devez être un peu long à la détente), je vous conseille d’aller le voir de ce pas ! En espérant que Gastby le Magnifique (prévu le 15 mai 2013) soit lui aussi à la hauteur !

Et pour les plus curieux d’entre vous, le lien de l’article sur le livre en cadeau, ici !

T.

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