Les rivières pourpres – Mathieu Kassovitz (2000)

les rivieres pourpres

Il y a tous les éléments d’un bon thriller dans ce film : des musiques flippantes qui s’arrêtent/démarrent toujours aux pires (ou aux bons, ça dépend du point de vue) moments, des endroits tous plus glauques les uns que les autres (cimetières, caves…), des tarés… Mais il y a aussi un lieu : les montagnes (le film a été tourné en grande partie dans les Alpes), ce qui donne au film une petite touche bien frenchie et qui offre un contexte particulier à l’histoire, ce qui ne peut pas nous déplaire à nous autres les bouffeurs de camembert. Enfin bon… Le film tourne autour, je vous le donne en mille… De meurtres ! Certes, le déroulement de l’histoire n’est pas forcément des plus original : un vieux flic (Jean Reno en légende de la police française) et un plus jeune qui est embarqué plus ou moins de force dans l’aventure (Vincent Cassel), sont à la poursuite d’un tueur qui donne dans le gore et qui leurs laisse des indices pour les mener aux prochains cadavres. Mais ce qui compte, c’est le contexte, des petits villages un peu reculés et une fac dans le genre ultra-cheloue complètement isolée de tout, avec son propre hôpital et sa maternité. Oui, c’est particulier.

Mathieu Kassovitz ne se prive pas de nous montrer deux ou trois petites scènes de cadavres un peu sanglantes (notamment le générique où l’on voit des insectes gambadants sur/dans un corps mutilé) mais dans l’ensemble, le film n’est pas axé sur le coté choc. On retrouve plus des genre scènes à la Shining où on attends une action qui tarde voir qui parfois n’arrive pas, le tout accompagné des jolies petites musiques qui peuvent rendre n’importe quel scène de la vie quotidienne angoissante.

Et puis le scénario est excellent, on se retrouve parachuté en plein dans une faculté perdue dans les montagnes, avec une sorte de… Pour être honnête, j’avais écrit une phrase que je viens d’effacer pour ne pas balancer des éléments clés à ceux qui n’ont pas vu le chef d’oeuvre (ce qui limite un peu les  choses desquelles j’avais l’intention de parler). Donc, je disais, un super bon scénario bien remplis de gens tordus comme on les aime. Si le suspect n’est pas forcément très difficile à deviner (en tout cas, on peut facilement avoir de gros doutes), le fait que le film soit assez court nous empêche quand même de réunir trop de preuves contre lui (parce quand on en est vraiment sûr, ça perd de son charme), et, ce qui est vraiment bien trouvé c’est son motif, parce que là pour deviner il faut être sacrément tordu (sans vouloir offenser personne) ! Puis il y a aussi un de ces petits trucs de dernière minute, qui se rajoute par dessus le tout et permet de totalement résoudre le truc de manière imprévue, la cerise sur le gâteau… (j’espère que ça donne bien envie de le voir à tous ceux qui ne sont pas déjà en train de se le procurer, de quelque manière que ce soit, je ne veux pas le savoir !)

En clair, un très bon choix à faire pour vos prochaines soirées ciné, c’est le genre de film qui, quand il se finit, nous fait dire « Quoi, déjà ?! », un de ceux qu’on souhaiterait volontiers plus long.

T.

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2 réflexions au sujet de « Les rivières pourpres – Mathieu Kassovitz (2000) »

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