Gatsby le Magnifique – Francis Scott Fitzgerald (1925)

the Great GatsbyÇa faisait un moment que je me disais qu’il faudrait quand même que je lise au moins un livre de F. Scott Fitzgerald. Il faut dire que c’est quand même un poids lourd de la littérature américaine, souvent considéré comme le chef de file de la génération perdue, mouvement littéraire américain de l’entre-deux guerre qui comprend entre autres comme membres John Steinbeck et Hemingway. Bref, pour choisir le livre, ça n’a pas été très compliqué, c’est celui dont j’avais le plus entendu parler. Et bien je n’ai pas été déçu !  Le court roman est publié en 1925 et, s’il est globalement apprécié des critiques, il ne se vend étrangement pas très bien.

Dans Gatsby le Magnifique, Fitzgerald commence par planter le cadre d’une histoire assez gaie et élégante, au premier abord les personnages ont l’air insouciants, pleins de joie et de bonne humeur, jouissant de leur argent et de leur jeunesse d’une manière délicieusement superficielle. Le décor semble aussi parfaitement adapté à ce genre de personnes :  Long Island est une banlieue résidentielle huppée très proche de New-York, et semble être le terrain de jeu idéal pour les personnages. Cependant, quelques ombres étranges viennent rapidement se mêler aux après-midis ensoleillés et installent une atmosphère très particulière et incroyable qui me semble vraiment propre au livre. D’après mes souvenirs, tout commence par cette étrange paire d’yeux géants qui fixent la route menant à NY, reliques d’une ancienne publicité abandonnée et livrée aux dégâts du temps. Ce n’est pas grand chose, juste le genre de détail qui amène cette ambiance si particulière. De même que les relations entre les personnages, des histoires de tromperie assez banales et autres, mènent à des scènes étranges, ajoutant cette atmosphère troublante. Si rien n’est violent ou si (presque) aucun épisode glauque ne prends forme, tout y contribue ou semble y contribuer.

Ensuite, vient le personnage de Gatsby, le voisin du narrateur. On ne sait pas de quoi il vit, ni d’où il vient mais il possède une immense maison et organise d’incroyables fêtes tous les soirs, fêtes auxquelles tout le monde ou presque semble invité. Au cours du livre, Gatsby se lie d’amitié avec Nick (le narrateur) et l’emmène, et nous avec lui, découvrir une partie de sa vie, tout en laissant planer de nombreux mystères autour de sa personne qui tomberont au fur et à mesure de l’histoire.

(C’est difficile de vous donner envie de lire le livre, sans vous raconter comment il se termine, ni gâcher le plaisir de découvrir les divers rebondissements, mais sachez que la fin vaut le détour !)

En tout cas on pourrait le voir comme une belle journée d’été qui s’assombrit petit à petit, au point que ce le ciel bleu apparemment parfait du matin se soit mué en orage le soir et qu’on se demande comment il a pu faire beau quelques heures plutôt.

En résumé, un livre excellent, qui nous prend et nous emmène avec lui tout au long des quelques 200 pages, une ambiance particulière et mystérieuse pour une histoire menée avec brio ni trop longue ni trop courte. A lire absolument !

T.

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2 réflexions au sujet de « Gatsby le Magnifique – Francis Scott Fitzgerald (1925) »

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