Carnets de Voyage – Walter Salles (2004)

images-1Carnets de Voyage – Walter Salles (2004) Avec Gael Garcìa Bernal, Rodrigo de la Serna, Mìa Maestro Walter Salles s’inspire du Voyage à Motocyclette d’Ernesto « Che » Guevara pour nous livrer un film quelque part entre le road movie et la fiction biographique, acclamé par les critiques comme par le public et plusieurs fois récompensé (notamment par l’Oscar du meilleur scénario adapté en 2004 et le Golden Globe du meilleur film étranger en 2005). Au milieu de paysages éblouissants filmés avec simplicité, on suit le périple d’Ernesto Guevara (Gael Garcìa Bernial) et de son ami Alberto Granado (Rodrigo de la Serna) à travers l’Amérique du Sud, sillonnant le continent d’Argentine à Chili, de Pérou à Venezuela pour finir, au terme d’un voyage de plusieurs milliers de kilomètres, dans un camp de lépreux sur les rives de l’Amazone. Entre des images dignes de cartes postales entre autre du Machu Picchu ou de la Cordillère des Andes, le réalisateur argentin s’attelle à la lourde tâche de désacraliser le personnage du Che. Et il réussit, nous le montrant tel qu’il était à l’époque : un homme comme les autres, qui tombe de sa vieille moto, qu’il doit d’ailleurs abandonner pour continuer à pied, faute de pouvoir en acheter une nouvelle. On le voit aussi malade ou encore maladroit avec les femmes, ce qui nous permet de prendre conscience que derrière le portrait imprimé sur les t-shirts ou les posters, il y a eu un homme tout simplement. C’est ce qui nous prend dans ce film, c’est qu’il ne nous montre pas les exploits qui ont forgés la légende que nous connaissons tous, mais comment l’homme qui est derrière le mythe en est venu à pousser ses convictions aussi loin, comment un jeune étudiant en médecine va prendre conscience en parcourant l’Amérique du Sud des inégalités qui habitent son continent et devenir l’un des révolutionnaires les plus célèbres de l’histoire. On voit peu à peu le jeune Ernesto Guevara se transformer en Che, on suit l’évolution du personnage grâce au fragments de son journal qui nous sont livrés par la voie off, plongeant ainsi dans la réalité de l’Amérique du Sud des années 50, celle des inégalités, de l’extrême pauvreté des paysans et de la stratification sociale qui semble inébranlable tant les riches propriétaires ont pris l’ascendant, écrasant toutes vélités de révolution. En bref un de ces films qui vous donnerait presque envie d’aller s’inscrire au PC ou alors de se barrer à pied. Loin.

T.

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